
Après avoir rencontré les responsables des sociétés STM et SONITRAV, impliquées dans l’accident mortel survenu la semaine dernière sur la RN1, le Ministre des Transports et de l’Aviation Civile, le Colonel-Major Abdourahamane Amadou, a rencontré, le mardi 11 août 2026 à Niamey, les responsables de l’ensemble des sociétés de transport voyageurs opérant sur le territoire national. Selon un communiqué de presse du Ministère en charge des Transports, le Ministre a tenu à élargir la démarche à l’ensemble de la profession, la sécurité des voyageurs étant une exigence qui s’impose à chaque transporteur, sans exception.
Au cours de cette rencontre, le Colonel-Major Abdourahamane Amadou a rappelé avec fermeté que la récurrence des accidents impliquant des véhicules de transport de voyageurs n’est plus tolérable. Aussi, pour le Ministre en charge des Transports, si le comportement humain demeure la cause la plus fréquente des ces drames routiers, la responsabilité des sociétés de transport reste pleine et entière dans le recrutement, la formation et le contrôle de leurs conducteurs, ainsi que dans l’entretien de leur flotte. Il a rappelé aux transporteurs présents leurs obligations réglementaires essentielles, notamment le maintien des véhicules en bon état technique et le passage systématique au contrôle technique périodique, le recrutement de conducteurs qualifiés et le respect strict des temps de conduite et de repos, la désignation d’un responsable sécurité au sein de chaque société, ainsi que la souscription des assurances obligatoires couvrant les passagers.
La même source rapporte que le Ministre a annoncé une série de mesures immédiates attendues de chaque société : réalisation d’un audit interne de leur flotte et de la situation de leurs conducteurs, transmission à ses services de la liste des véhicules en circulation, désignation sous quinzaine d’un responsable sécurité, et signature d’un engagement écrit de conformité à la réglementation en vigueur. Ces mesures seraient accompagnées de contrôles renforcés et inopinés sur les grands axes et dans les gares routières, menés conjointement par le Ministère, l’Agence Nigérienne de Sécurité Routière (ANISER), la Gendarmerie nationale et la Police nationale, et que toute société dont la responsabilité serait établie dans un accident grave s’exposerait à des sanctions pouvant aller de l’avertissement jusqu’au retrait de l’agrément d’exploitation, sans préjudice de poursuites judiciaires.

« Tout en réaffirmant la fermeté de l’État sur ces questions de sécurité, le Ministre a tendu la main à la profession, annonçant la mise en place d’un cadre de dialogue régulier avec les organisations de transporteurs et la poursuite du programme national de sensibilisation à la sécurité routière, engagé à tous les niveaux », mentionne le communiqué de presse.
« Les responsables des sociétés de transport présents ont pris acte des attentes du Ministère et se sont engagés à s’y conformer dans les délais impartis », conclu le document.
BHL