Ans 3 du CNSP : « Après trois ans, nous sommes toujours debout, en Hommes libres, capables de se défendre, sans l’aide de la France »

Le Président de la République du Niger, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani

Le 26 juillet dernier, le Niger a célébré dans la sobriété les trois (3) ans de l’arrivée au pouvoir du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP). Fidèle à son habitude, le Président de la République, Chef de l’Etat, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a accordé trois (3) entretiens à la RTN, en français, en haoussa et en zarma. Au cours de ces entretiens, le Chef de l’Etat a évoqué plusieurs préoccupations du moment. La Rédaction de votre Magazine a choisi les points phares de ces entretiens, qui se résument en trois (3) mots à savoir Sécurité, Energie, Agriculture.

Parlant de la Sécurité, le Président de la République a dit en substance que le Niger a pris en charge, depuis le 26 juillet 2023, sa Sécurité ; il n’a pas attendu que la France le fasse à sa place. Le Président Tiani a poursuivi en disant que contrairement aux dires du Président français, Emanuel Macron, la Confédération AES, et particulièrement le Niger, n’a aucune dette envers la France. La France est victime de sa propre turpitude. Mais, ‘’un jour, les poulets reviendront dans leur poulailler’’. Toutefois, le Président de la République a tenu à préciser dans un langage franc, que les attaques terroristes vont continuer. Il n’y a que notre volonté de faire face aux commanditaires, c’est-à-dire la France et l’Europe, qui peut faire changer la situation, tout comme l’ont fait les algériens. 

Sur le plan de l’Energie, en deux (2) ans, le CNSP a réussi à installer 118 MW sur les 420 MW qui constituent le besoin total du Niger en électricité, depuis 1960. Ces 118 MW représente ¼ du besoin. Bientôt nous allons passer à 50% de ce que les différents régimes ont fait depuis l’indépendance. L’objectif du CNSP et du Gouvernement est de disponibiliser 5.000 MW dans un proche avenir.

Sur le plan de l’Agriculture, c’est dire l’autosuffisance alimentaire, le Chef de l’Etat a rappelé que suite aux sanctions iniques de la CEDEAO, le riz qui se vendait au Niger à 11.000 FCFA, a connu un renchérissement avec un pic de 19.000 voire 22.000 FCFA pour un sac de 25 kg dans certaines localités. A ce niveau, le Général d’Armée Tiani a dit que les africains devaient se convaincre que l’Europe ne fera jamais leur bonheur. Les européens, quand ils se battent, ils font toujours la part des choses entre le politique et l’économique. Ce qui n’a pas été le cas de la CEDEAO. Mais, ‘’à quelque chose, malheur est bon’’. En effet, c’est fort de cette situation, que le CNSP a décidé que plus jamais un embargo ne sera synonyme de surenchère sur les produits agroalimentaires. Ainsi est venu l’idée du Programme de la Grande Irrigation (PGI) confié à l’Office National des Aménagements Hydro-Agricoles (ONAHA) qui aujourd’hui, à la grande satisfaction du Président de la République, du Gouvernement, et surtout du peuple nigérien, est une grande réussite. Pour preuve, le sac de 100 kg de maïs qui se vendait à plus de 20.000 FCFA, coûte aujourd’hui 13.500 FCFA. Le riz varie aujourd’hui entre 8.000, 9.000 et 10.000 FCFA, le 25 kg, selon la qualité.

Le choix souverain fait par le Niger depuis le 26 juillet 2023 est la voie de son indépendance véritable. C’est un choix qu’il assume, aux autres de le respecter. Et comme l’a dit le Président de la République : « Tout être humain qui a un minimum de dignité ne peut pas nous condamner ».

Lors de l’Entretien accordée à la RTN

Tradam  

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