
Présent à Cotonou au Benin dans le cadre d’une visite de travail, le Ministre nigérian de la Défense, le Général Christopher Musa, a exhorté, le mardi 4 aout 2026, la Communauté économiques des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) à unir leurs forces dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière. Il a souligné la nécessité pour les deux organisations de renforcer leur coopération pour venir à bout de ces fléaux qui menacent toute l’Afrique de l’Ouest.
Le Ministre nigérian de la Défense a déclaré que la CEDEAO et l’AES doivent travailler ensemble pour vaincre le terrorisme, neutraliser les criminels transnationaux et protéger l’avenir de l’Afrique de l’Ouest. En effet, selon le Général Christopher Musa, les menaces sécuritaires qui sévissent dans la région ne reconnaissent ni ne respectent les frontières nationales, elles exigent une coordination plus approfondie, un partage renforcé du renseignement et une coopération pratique entre les États voisins. Le Ministre nigérian en charge de la Défense a également plaidé pour la mise en place d’un cadre régional capable de répondre au terrorisme, à l’extrémisme violent, à la criminalité transfrontalière et à l’insécurité maritime dans le golfe de Guinée.
Pour rappel, après les coups d’État au Mali (2020-2021), au Burkina Faso (2022) et au Niger (2023), la CEDEAO a infligé des dures sanctions à ces Etats et a menacé d’intervenir militairement pour rétablir le régime déchu au Niger. Face à l’intervention militaire envisagé contre le pouvoir au Niger, les trois pays ont immédiatement adopté une position de défense commune. Dans le même ordre d’idée, ils ont signé, le 16 septembre 2023, la Charte du Liptako-Gourma, créant l’Alliance des États du Sahel (AES). Fin janvier 2024, le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont annoncé leur retrait de la CEDEAO, et en juillet 2024, l’AES est devenue une Confédération. La rupture entre la CEDEAO et la Confédération AES a fragmenté l’architecture sécuritaire ouest-africaine. L’absence de coordination régionale et le manque de coopération entre les pays voisins des deux blocs, affaiblissent la lutte antiterroriste et aggrave l’insécurité dans toute la sous-région.
BHL